Anguilla n'est pas une île de monuments. Trop sèche et trop plate pour une économie de plantation, elle n'a jamais été riche et son architecture coloniale est très mince. Ce qu'elle possède à la place est plus ancien, et plus discret.
Parc national de Fountain Cavern
Une doline calcaire près de Shoal Bay abritant une source d'eau douce utilisée par les Arawaks pendant au moins mille ans. À l'intérieur se trouvent des pétroglyphes et une stalagmite sculptée en figure de Jocahu, divinité créatrice des Taïnos — l'un des sites précolombiens majeurs des Petites Antilles. L'accès est restreint pour le protéger ; renseignez-vous sur place.
Wallblake House
Construite en 1787, seule maison de plantation subsistant sur l'île, à The Valley. La cuisine en pierre et les écuries ont survécu à côté du bâtiment principal. Elle jouxte l'église Saint-Gérard, dont les murs sont montés en pierre locale et dont les ouvertures latérales sont garnies de bois de navire plutôt que de verre.
Heritage Collection Museum
Un musée privé à East End, constitué pendant des décennies par Colville Petty — des objets arawaks à l'industrie du sel jusqu'à la révolution de 1967, cet épisode où Anguilla s'est révoltée pour RESTER britannique et non pour s'en détacher. Petit, dense, et la meilleure explication de cette île que vous trouverez.
Sandy Ground et les chantiers
C'est dans le village portuaire que se construisent à la main, en plein air, les sloops de régate en bois d'Anguilla. Si un bateau est en cours, on peut généralement s'arrêter et regarder. C'est un patrimoine vivant comme aucun musée ne peut l'être.
Big Springs et les salines
Un second site de pétroglyphes arawaks se trouve à Big Springs, à Island Harbour. Les salines de Road Bay et de Rendezvous Bay furent la principale industrie d'exportation de l'île jusqu'aux années 1980 et sont aujourd'hui les meilleurs postes d'observation des oiseaux — hérons, aigrettes, échasses, et l'hiver des limicoles migrateurs.
La révolution de 1967
L'événement politique fondateur d'Anguilla est presque inconnu hors des Caraïbes et renverse toutes les attentes. En 1967, la Grande-Bretagne réunit l'île à Saint-Kitts-et-Nevis en un seul État associé. Les Anguillais protestèrent, expulsèrent la police de Saint-Kitts et se déclarèrent séparés. Deux ans de négociations n'aboutirent à rien et, en mars 1969, Londres largua des parachutistes — accueillis par une population qui voulait rester britannique. Anguilla obtint gain de cause et demeure un territoire britannique d'outre-mer.